Gilets Jaunes : pour un changement de paradigme, commençons local.

Un nouveau vent se lève sur la politique française et plus largement dans le monde. Ces dix dernières années ont vu la succession de mouvements, de phénomènes exprimant sans ambiguïté la volonté de voir émerger de nouvelles formes d’envisager l’économie et la politique. De nouvelles formes libérées d’un système de représentation trop déconnecté de la population et de sa complexité, d’un système économique qui a sacrifié le sens de nos vies pour le profit immédiat et nous attriste dans cette compétition permanente.

Les Gilets Jaunes portent aujourd’hui cet idéal. S’il semble qu’il y ait tout à refaire, tout indique que cela débute par notre environnement immédiat, à l’échelle municipale. 

Les 100 visages du rejet du monde ancien

Ce rejet s’est d’abord manifesté par des soulèvements citoyens altermondialistes situés à gauche du spectre politique : Des « Indignés » espagnols à « Nuit Debout » en passant par « Occupy Wall Street », sans oublier des manifestations similaires en Roumanie et en Turquie.

Mais il ne s’est pas arrêté là. On peut voir dans l’élection de Macron, portée principalement par une classe sociale privilégiée,  le fruit du désir d’en finir avec l’ancienne classe politique et la remplacer par des membres de la société civile pour en changer les pratiques. Cette volonté fut irrémédiablement trahie par sa réalisation « jupitérienne ».

Quand aux espagnoles, >> ils n’ont pas attendu les élections nationales pour agir :  de nombreuses villes telles que Madrid et Barcelone ont été gagnées par des listes citoyennes montrant leur efficacité dans une gestion collective de la ville.

Les gilets jaunes restent la dernière manifestation de ce désir. Cette fois matérialisée par les classes moyennes et basses des périphéries. >> Ces derniers appellent à des assemblées locales, et au célèbre Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC).

On voit bien aujourd’hui que ces changements ne sont plus désirés uniquement par les tenants de la gauche militante, mais bien par toutes les couches de la société.

Les municipales : l’échéance politique du réveil citoyen  ? 

Les Gilets Jaunes réclament un changement en profondeur de nos institutions au niveau national. Leur mode d’organisation reste pourtant très local, il est difficile de synthétiser un mouvement si bigarré, avec des spécificités très fortes selon les zones géographiques. 

Les élections municipales ont lieu en avril 2020. Ne sont-elles pas l’opportunité pour tous ces groupes locaux de voir dans cette échéance un horizon pour leur assemblée locale ? 

Avoir un pouvoir bien organisé, solidaire et fort à l’échelle de la commune, n’est-ce pas le meilleur moyen, lors de la prochaine élection présidentielle, d’intervenir plus profondément sur nos enjeux nationaux

La >>“plateforme pour les listes participatives 2020”, le site “Nos communes”, les initiatives telles que >> “Ma voix”,  ainsi que tout >> le mouvement des communs y croient dur comme fer et s’organisent depuis cette année pour être présentes lors de la prochaine élection.

Dans le sillon des villes espagnoles, ou celui de la>> commune de “Saillans” (première commune Française à être gérée par ses propres administrés), nous souhaitons travailler à ce changement de paradigme. 

Un changement de paradigme

Ce désir se matérialise dans une forme qui se clarifie de jour en jour :

Nos communes sont délaissées par les pouvoir publics ?
Renforçons-nous, organisons-nous avec nos voisins.

Le réchauffement climatique nous pousse à produire et consommer local et à nous déplacer de moins en moins ? 
Réorganisons notre vie locale dans ce sens.

Notre vie numérique nous amène à toujours plus d’autonomie et à nous passer de façon croissante des intermédiaires ? 
Appliquons cela également à la vie politique.

Allier ces attentes nous amène inéluctablement à ce petit dénominateur commun : la commune. La municipalité est l’espace commun par excellence, le cadre parfait pour débuter une reprise en main collective de la politique et de l’économie, déplacer le débat politique tenu par les partis et leurs représentants dans notre environnement immédiat. C’est dans cet espace que nos décisions auront le sens le plus aigu, car nous pouvons le toucher